Contrairement à certaines croyances bien ancrées, les tas de branches laissés en forêt ne contribuent pas au développement de maladies ou du bostryche. En se décomposant, ils apportent des éléments nutritifs essentiels à la forêt. De plus, ces amas de bois procurent un abri précieux pour la petite faune tels qu'oiseaux, hérissons, souris, etc... Une multitude d'organismes (insectes, champignons, ...) participent activement au processus de décomposition du bois, ce qui permet une grande diversité écologique du milieu forestier.
Par contre, ces monticules de bois dégagent souvent une image de chantier inachevé. Toutefois, ils se tassent rapidement et se couvrent de végétation, ce qui les rend à peine visibles après une période de deux à trois ans environ. Leur élimination par brûlage en plein air est en principe interdite et représente une source importante de pollution atmosphérique, ce qui n'est pas le cas en foyer fermé et contrôlé.
Il n'y a pas si longtemps, l'utilisation du bois pour le chauffage impliquait une exploitation complète de l'arbre abattu, ceci jusqu'aux rameaux les plus fins. L'image des forêts était alors "propre en ordre". L'abandon progressif des chauffages au bois a provoqué un désintérêt pour ces sous-produits forestiers. Dès lors, le potentiel en bois-énergie est largement sous-exploité. Par le chauffage à distance de bâtiments tels que halles de sport, immeubles locatifs, quartiers de villas, une partie de ce bois pourrait être mieux valorisée. De plus, ceci permettrait de diminuer la consommation d'énergies fossiles et les risques environnementaux qui y sont liés.